| Impacts du commerce équitable |
| Les effets du commerce équitable se répercutent dans trois domaines: l'économie, le social et l'environnement. |
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Les effets économiques
L'exemple du café |

Le marché du café connaît depuis l’année 2000 une crise sans précédent. Les cours internationaux se situent entre 50 et 70 cents de dollars / livre, un prix qui ne permet pas aux producteurs de couvrir leurs coûts de production. Dans les régions caféières, les conséquences d’une crise aussi longue sont dramatiques : abandon de l’entretien des caféières et donc chute de la productivité et de la qualité, revenu inférieur au seuil minimum de survie et donc exode rural et de façon générale appauvrissement des familles paysannes.
Les prix minimum garanti Max Havelaar de 124 cents de dollars / livre, est aujourd’hui environ le double des cours internationaux. Il permet de couvrir les coûts de production, de favoriser un système de production durable et d’assurer un niveau de vie décent aux familles de planteurs. |
ETHIQUABLE adhère au système de labellisation Max Havelaar: ses produits supportent ainsi une redevance qui correspond à la mise en place de la filière – du producteur au transformateur - et de son contrôle par FLO cert.
La limitation du nombre d’intermédiaire et la différence de marge prélevée permettent de vendre les produits issus du commerce équitable à un prix comparable – de 10 à 15 % - à celui du commerce traditionnel, notamment sur la filière "café" qui est une des plus développées aujourd'hui. |
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| Comparaison entre un paquet de café ETHIQUABLE et un café traditionnel |
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Les effets sociaux |
Les effets sociaux du commerce équitable vont souvent au-delà d’actions d’assistance sociale comme la distribution d’aliments pour enfants dans une cantine scolaire ou même la construction d’une infrastructure scolaire ou médicale. Le commerce équitable a avant tout comme effet de renforcer des organisations de producteurs dans leurs capacités à devenir les acteurs de leur propre développement. Dans un contexte de libéralisation des marchés, le commerce équitable a permis:
- D’assurer la viabilité économique de nombreuses organisations et donc de pérenniser leurs actions non marchandes en faveur du développement : formation des hommes, appui technique, mise en œuvre d’une agriculture durable, etc.
- De renforcer les capacités de négociation des organisations paysannes dans leurs relations avec les acteurs de la filière ou les institutions de l’Etat.
- Aux organisations paysannes de gagner de la reconnaissance et de la légitimité auprès de leurs base, de devenir des acteurs du développement, représentant les intérêts des paysans dans les instances locales (municipalités, collectivités locales).
En Amérique latine, depuis l’abandon des accords internationaux du café, de nombreuses organisations de producteurs sont entrées en crises. Avec l’apparition du commerce équitable au début des années 90, une nouvelle génération d’organisations se structure. Elles forment des fédérations qui négocient des politiques agricoles avec l’Etat, définissent des stratégies avec d’autres acteurs de la filière pour améliorer l’image du café de leur pays et cogère le développement avec les municipalités locales.
Dans les situations où les travailleurs ruraux sont impliqués dans les processus de commerce équitable, les effets sociaux prennent la forme de nouvelles conquêtes sociales et de nouveaux droits acquis.
Au Brésil, le syndicat de travailleurs ruraux de Borborena (Sao Paulo) s’est appuyé sur le commerce équitable pour renforcer son action pour obtenir des plantations d’agrumes l’inscription des ouvriers à la sécurité social et la déclaration officielle des contrats. Aujourd’hui, 100% des travailleurs sont déclarés dans les exploitations liées au commerce équitable. Ce chiffre est de 70% dans le secteur conventionnel, alors qu’il n’était que de 20% il y a dix ans. |
Les effets environnementaux |
Le prix payé au producteur par le commerce équitable est calculé de façon à permettre un revenu décent à la famille de producteur, mais aussi de couvrir tous les coûts de production, y compris les coûts environnementaux. Le prix équitable permet au producteur de faire face au surcoût que suppose la mise en place d’un système de production moins polluant et qui permet de maintenir le capital écologique pour les générations futures.
La banane en Equateur est produite dans un système de monoculture avec une forte utilisation de désherbants, d’engrais chimiques et de pesticides. Les fortes doses de produits chimiques s’expliquent par la concentration parasitaire et la faible biodiversité dans les plantations.
Pour qu’un planteur puisse développer une autre voie, moins polluante et plus durable, il lui faut investir davantage de travail et de moyens pour retrouver un nouvel équilibre sanitaire et de fertilité des sols. Les producteurs de l’association El Guabo, grâce au commerce équitable, réussissent à éviter tout désherbant, nématicide et insecticide. Les plantations ne sont pas toutes bio, mais une nouvelle voie est traçée. |
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