OROMIA, LES BASES PUIS L’UNION
La création des coopératives de base composées de 5 à 30 unités villageoises a débuté en 1975 grâce à l’appui de Tadesse Meskela, pionnier du mouvement coopératif éthiopien puis fondateur d’Oromia Coffee Union en 1999. Aujourd’hui, Oromia Coffee Farmers Cooperative Union compte 129 coopératives représentants au total 128 000 membres et 800 000 familles. L’union s’étend sur plus de 30% du territoire à l’Ouest, au Centre et au Sud.
Ses objectifs sont :
- rassembler les petites quantités de chacune des coopératives de base pour proposer une offre plus conséquente aux acheteurs
- améliorer les infrastructures grâce à l’accès aux crédits et aux économies d’échelle.
L’union fait la force puisqu’OROMIA a multiplié par 10 ses exportations entre 2002 et 2006. |
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DES PETITS PRODUCTEURS DE CAFE
Les producteurs d’Oromia possèdent en moyenne entre 0.5 et 2 hectares de café par famille. D’abord producteur de café, ils cultivent également des encets, appelés encore « fausses bananes », du mais, du sorgho et certains quelques vaches. Cette culture vivrière est complémentaire à celle du café, elle représente 30% du revenu familial.
Le café Ethiquable provient précisément de la région de Jimma. Cet arabica est cultivé sous ombrage entre 1700 m et 2300 m d’altitude. Une des particularités de ce café est son taux de caféine qui est bien inférieur à la moyenne des cafés dans le monde. Son taux de caféine
résiduelle est inférieur à 0.09% ( exigence règlementaire).
Ce café se caractérise par une légère acidité, un corps étoffé et des arômes fruités. |
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IMPACT DU COMMERCE EQUITABLE |
- Effets économiques
- un prix stable aux producteurs
A la fin des années 90, l’Ethiopie subit la crise mondiale du café. Les prix bas découragent les producteurs qui préfèrent se recentrer sur la culture du Khat (plante cultivée traditionnellement en Afrique de l’Est (Ethiopie, Kenya) et dans la Péninsule arabe (Yémen). Ses feuilles sont mâchées mais peuvent également servir à la production de substances illicites) plus rémunératrice.
Labellisé FLO et/ ou biologique, le prix du café OROMIA à l’exportation a été en moyenne bien supérieur au prix du marché, notamment dans la période de 2000 à 2004 correspondante à l’effondrement des cours internationaux.
Grâce à une proportion croissante de ventes dans les conditions équitables l’Union a pu obtenir un prix jusqu’à plus de 2 fois supérieurs aux prix du marché international. En 2007, le cours du café sur le marché international était à 111$ le quintal alors que Oromia a vendu son café labellisé FLO à 155$.
Chaque année, OROMIA collecte en moyenne un total de 3 500 tonnes de café auprès de ses coopératives de base. En 2007, le café est commercialisé à plus de 40% sous label équitable ou/et biologique.
- Une coopérative qui investit pour une meilleure qualité de son café
Grâce au surprix du commerce équitable depuis 2002 et aux économies d’échelle, l’Union a financé des infrastructures directement dans les villages : Dépulpeuse de café, séchoir à café, bâtiment de stockage après récolte. Ces investissements productifs permettent d’améliorer les étapes transformation du café et delà la qualité finale du produit. >Découvrir le reportage café
En 2007, 76% des ventes d’Oromia étaient des cafés spéciaux. Le renforcement d’appellation d’origine permet une meilleure valorisation sur le marché du café mondial très concurrentiel.
Les producteurs sont également très impliqués dans l’amélioration de la qualité. L’achat d’engrais biologique, le recépage et la taille des pieds de café comme la diversification des cultures leur permettent d’assurer une croissance des rendements: en 5 ans, les rendements ont augmenté de 20%. |