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PROCAP : PRODUCTEURS DE CAFE D’EQUATEUR |

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Situation
Puyango, sud de l’Equateur
Membres
400 familles de producteurs
Producteurs
Petits paysans - 0,5 à 3 ha de café, cultures alimentaires - 48% des producteurs certifiés bio
Production
Café arabica lavé d’altitude bio et non bio |
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Asociación de Productores Cafetaleros de Puyango – PROCAP
PROCAP: une initiative pour faire face au déclin de la caféiculture dans la région
Le café équatorien souffre d’une mauvaise image sur le marché, ce qui a pour conséquence des prix de vente inférieurs d’au moins 20% aux cours internationaux. Le café de la région de Puyango, autrefois traité par voie sèche et destiné à des mélanges de médiocre qualité, était très mal rémunéré. La caféiculture à Puyango était en déclin, les plantations n’étaient pas renouvelées et la productivité chutait. La région était soumise à un exode rural important. Pourtant, les caractéristiques de ce terroir d’altitude (900 à 1 300 m), font du café de Puyango un grand cru. Le café de ces régions du Sud a des qualités intrinsèques exceptionnelles qui ne sont pas valorisées par la filière traditionnelle.
Grâce au commerce équitable, et à un prix rémunérateur, l’association de producteurs a pu mettre en place un cahier des charges très strict pour garantir l’excellence du produit final. Une culture sous ombrage, une cueillette sélective des cerises mûres (100% rouges) et une parfaite maîtrise des phases de fermentation et de séchage, permet aujourd’hui à PROCAP de proposer un café d’une qualité sans commune mesure avec celui qui était autrefois collecté par les commerçants. |
Des petits paysans très dépendants du café :
Les producteurs membres de PROCAP ont de 0,5 à 3 ha de café et produisent moins de 1000 livres de café vert par an. Ils possèdent des cultures alimentaires et mènent souvent un petit élevage. Ce sont des paysans qui travaillent exclusivement avec de la main d’œuvre familiale. Les planteurs les moins pourvus en surface, dans le but de compléter leurs revenus agricoles, sont amenés à migrer de façon temporaire vers les centres urbains et la côte pour vendre leur force de travail. 15% des producteurs ont plus de 4 ha de café et produisent de 2000 à 8000 livres de café par an. Ils recrutent parfois des travailleurs extérieurs à la famille. |
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Les services de l’organisation :
Le café cueilli par chaque famille est transformé au sein de groupe de base de 10 à 25 familles. PROCAP collecte le café en parche et se charge du traitement final. L’exportation est aujourd’hui assurée par FAPECAFES, une fédération de 4 organisations paysannes du Sud. |
Un fonctionnement démocratique et décentralisé
Les groupes de base de 10 à 25 familles d’une même communauté possèdent et gèrent une unité de dépulpage. Ils ont une vie associative autonome (élections d’un Conseil d’administration, livre d’actes de réunions, etc.), possèdent des fonds propres et peuvent décider de prélever un % sur la vente du café pour financer leurs activités (entretien machines, nouveaux investissements, déplacements pour participer aux réunions centrales, etc.).
Le « comité café » est formé de 2 représentants de chaque groupe de base et de la directive de PROCAP. Il se réunit au minimum 6 fois par an pour piloter le fonctionnement de l’organisation, surtout durant la récolte et avaliser les décisions proposées par la directive.
La directive de PROCAP est formée de 4 dirigeants principaux et 3 dirigeants membres (+3 suppléants), élus au cours de l’AG tous les deux ans. L’élection se fait à bulletin secret avec une urne au cours d’une assemblée générale. |
Effets du commerce équitable
ETHIQUABLE achète le café aux conditions FLO / Max Havelaar et s’engage à payer le prix minimum garanti de 119 US$ le quintal plus 5 US$ de prime au développement soit 124 US$. Or, depuis maintenant 4 ans, les cours internationaux du café sont inférieurs de plus de 50% à ce prix minimum garanti.
Aujourd’hui, PROCAP vend la majeure partie de son café sur des marchés exigeants du type marché des cafés Gourmet ou des Grands Crus d’origine et/ou aux conditions du commerce équitable. Alors que les caféiculteurs conventionnels vendent leur produit au prix dérisoire de 25 à 40 USD le sac, les membres de PROCAP ont perçu en 2003 un prix moyen de 88 USD par sac.
Grâce au commerce équitable les producteurs de la région ont pu surmonter la crise sans précédent du marché du café. Alors que les zones voisines sont confrontées à une véritable ruine de l’agriculture et un exode rural massif, les caféiculteurs de Puyango ont réussi à se maintenir. Les paysans ont pu rénover leurs caféières et accroître la productivité. Par ailleurs, la meilleure rémunération du travail a permis d’investir dans la formation des hommes et des femmes et ainsi de renforcer les capacités de l’organisation de producteurs. |
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