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snac : PRODUCTEURS DE vanille des comores |
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Situation : La Grande Comores, une des trois îles formant l'Union des Comores au nord ouest de Madagascar
Membres : 2000 producteurs
Type de Producteurs : cultures de vanille, de girofle, de poivre, de piment, de l'ylang-ylang dans des jardins répartis sur différentes zones agro écologiques.
Production : vanille comorienne de type "bourbon"
Récolte : entre juillet et septembre
Certification FLO : Obtenue en 2004
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contexte |
| Un pays qui présente de nombreux atouts pour la production agricole |
Située entre Madagascar et le Mozambique à quelques centaines de kilomètres de la côte africaine, l’Union des Comores est un des États les plus petits – et les plus pauvres - du monde. L'archipel des Comores, avec des sols volcaniques fertiles et un climat chaud et humide, dispose de nombreux atouts pour la production de la vanille dont les exportations constituent un des piliers de l’économie du pays. 86% des actifs vivent de l'activité agricole et l'agriculture comorienne participe à 46% du PIB.
La pression démographique y est très forte et les parcelles de production sont à peine plus grandes que des jardins.
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Les îles sont formées de montagnes dont seul 33% de la surface est utilisable pour l'agriculture. Sur seulement quelques hectares, les agriculteurs font pousser la vanille au milieu de cultures vivrières comme le manioc, la banane et le coco, ainsi que l’ylang-ylang, exporté pour être utilisé dans les produits cosmétiques. |
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histoire et organisation de la cooperative |
Le SNAC, un regroupement pour se protéger des prix fluctuants
La vanille est une source de revenus essentielle pour les producteurs des Comores. Aussi, dans un souci de se protéger des fluctuations des prix, des petits producteurs ont-ils fondé, en 1994, le Syndicat national des agriculteurs comoriens (SNAC). Si la production de vanille concerne essentiellement Moheli, une des trois grandes îles de l’Union, le SNAC, qui regroupe près de 2000 membres, fournit aussi un soutien aux autres producteurs sur des projets de maraîchage et d’élevage.
Depuis 2001, le syndicat est composé de 7 organisations de producteurs de base oeuvrant toutes dans le but d'améliorer la condition et la reconnaissance du paysan comorien.
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| La vanille est intoduite aux Comores par les français à la fin du XVIIIe siècle. Originaire du Mexique, cette liane de la famille des orchidées peut atteindre une quinzaine de mètres à l’état sauvage et s’enroule autour d’un tuteur ou d'un arbre pour retomber ensuite vers le sol. La vanille, Vanilla fragrans, dite bourbon d’après le nom colonial de l’île de la Réunion, est la plus aromatique du monde, et ne se cultive que sur les îles de cette partie de l’océan Indien. |

> Découvrir les étapes de fabrication |
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impacts |
- Effets économiques
Un prix garanti et rémunérateur pour que la vanille ne disparaisse pas de l’économie comorienne
La vanille nécessite beaucoup de soins et de travail et n’est rentable qu'à la condition que le prix de vente se maintienne à un niveau élevé. Malheureusement celui-ci est extrêmement fluctuant : ainsi, il a suffi de cyclones dévastateurs en 2000 et d’une crise politique à Madagascar deux ans plus tard pour que les prix s’envolent. En 2002, le prix de la vanille sur le marché international s’élève à 120 euros /kg. Les cours internationaux atteignent en 2003 le pic exceptionnel de 230 euros /kg.
Ces prix élevés vont provoquer l'arrivée de nouveaux pays producteurs, notamment l’Ouganda, l’Inde et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. La production de ces nouveaux arrivants, conjuguée à l'action de certains grands acheteurs internationaux poussant vers des alternatives synthétiques, auront alors un effet désastreux sur les cours de la vanille. En 2007, la vanille ne valait plus que 15 à 20 €/kg, c’est à dire bien en dessous du coût de production.
Dans ces conditions, la production de vanille des Comores s’effondre d’année en année. Elle était de 236 tonnes en 1992 et n’est plus aujourd’hui que de 51 tonnes. Lorsque les prix augmentent à partir de 2001 et atteignent un pic extraordinaire en 2003, les producteurs comoriens ne peuvent même vraiment en profiter puisque les cultures sont alors largement abandonnées. En 2004, au moment où les prix sont les plus hauts la production des Comores est la plus basse des dernières décennies. Suite à ces cours élevés la production se développe à nouveau, mais se retrouve à nouveau confronté à la nouvelle chute des prix.
Dans ce contexte , la vanille est peu à peu abandonnée par les agriculteurs, alors que les Comores produisent une vanille dite « Bourbon » (appellation partagée avec Madagascar et la Réunion), une des meilleures vanilles du Monde.
Le prix minimum garanti qu’applique ETHIQUABLE est de 89 euros/kg plus 11 euros / kg de prime de développement. Ce prix est donc 5 fois supérieur au prix actuel du marché mondial.
Ce prix n’est pourtant pas exagérément élevé. C’est plutôt le prix du marché mondial qui est anormalement bas. Le prix du commerce équitable permet aux producteurs de rémunérer leur travail et d’investir, et le prix final au consommateur reste néanmoins tout à fait compétitif. Par ailleurs, ce prix permet au SNAC de payer la vanille verte à 3500 Francs comoriens le kilo, quand le marché local est à moins de 1000 FK. Il permet aussi au SNAC d’avoir une marge lui permettant de financer des actions de formation, d’assistance technique aux producteurs et de structuration du monde agricole dans les trois îles.
- Effets sociaux
Le SNAC n’est pas strictement une organisation de production et d’exportation de vanille. C’est aussi un syndicat de petits producteurs qui représente les producteurs face à l’Etat et autres acteurs et défend leurs intérêts dans la définition de politiques de développement. La commercialisation de la vanille permet au SNAC d’appuyer également d’autres productions pour le marché local et de renforcer les organisations de base pour :
* Le maraîchage (oignon, tomate, pomme de terre, etc.),
* Les cultures vivrières traditionnelles (banane, manioc, cocos, etc.),
* L’élevage de volailles,
* L’élevage de vaches laitières
Dans un pays où la filière d’exportation de la vanille est contrôlée par un nombre limité d’exportateurs, il est très important d’un point de vue symbolique et en terme de rééquilibrage des pouvoirs, qu’une organisation de petits producteurs parvienne directement à exporter et à jouer un rôle dans la régulation de cette filière.
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